[HRP] Chronique d'une pionne 4

23 décembre 2007 14:29 | Courageuse | 0 commentaire

 

Ca fait un petit moment que je ne vous ai pas tenu au courant de ce qu'il se passe un peu dans mon boulot (de fou furieux...)

Pour changer, comme c'est les fêtes de fin d'années, au lieu de vous raconter les dernières aventures de Grand Chef contre ses AEDs, je vais plutôt vous raconter une petite anecdote sur le sujet principal de mon travail...

Les élèves.

Si si, ceux-là, ceux qui font qu'on peut rire, être attendrit ou à deux doigts de commettre un génocide.

Ils sont en vacances depuis vendredi. Mais... Le vendredi d'avant, soit le 14 (vous imaginez pas le grand écart mental que je viens de faire pour trouver la bonne date), ils étaient aussi excités que des puces sur un chien renifleurs de drogue (soit intenables).
Je m'occupais tranquillement à rentrer les absences et retard sur l'ordinateur, retenant à grands peines mes folles envies de dépecer le satané engin qui avait décidé de se mettre en grève, lorsque, au loin, j'entendis un harmonica.

Normal me direz-vous, il y en a toujours au moins deux ou trois en train de jouer d'un quelconque instrument de musique dans ce lycée...

Ce qui était moins normal c'était que c'était "petit papa noël" et que j'entendais aussi des voix en train de s'entraîner à chanter.

J'ai eu le malheur d'avoir trop de choses à faire à cet instant pour partir fureter dans les couloirs pour déloger mes chanteurs en herbe. Accessoirement je suis plutôt du genre coulante, à rigoler avec eux. Il en faut beaucoup pour m'énerver, j'ai tendance à les recadrer avec le bon mot, c'est plus efficace que de s'époumoner comme une perdue.

Tout ça pour dire que j'ai laissé courir...

Jusqu'à ce que...

Je me vois arriver 4 lycéens : 3 avec un bonnet de père noël, un avec les cornes du rennes. Tous morts de rire, ils font un conciliabule à 3 mètres de moi avant de décider d'attaquer la vie scolaire.
Ils se sont rués vers moi, ont à moitié grimpé sur les bureaux et ce sont mit à chanter, plus ou moins bien à cause des rires, "petit papa noël", le renne accompagnant à l'harmonica.
Au final, j'étais aussi morte de rire qu'eux et je les ai prit en photo, les laissant pêter leur cable en paix. Après tout, il n'y avait pas de CPE à portée...

Mais... (j'aime les mais, pas vous?)

La VS n'était pas une cible assez énorme pour eux.
Ils ont fait TOUT le lycée. Je dis bien tout puisqu'ils ont aussi attaqué les salles de cours et la salle des professeurs. Mes collègues et certains profs (ceux qui ont de l'humour) ont bien suivi l'affaire, rigolant tout bas, profitant de ces derniers jours. Surtout que le petit groupe se fortifiait à chaque fois de nouvelles recrues...

Au final une des CPEs est tout de même intervenue.
Un grand cri portant sur 2 étages a été poussé, faisant fuir les fêtards vers l'extérieur.

Mais on s'en fout, on a eu une chorale pleine de bonne humeur pour ce noël 2007 !!

A j'oubliais, dédicace pour l'un de ces profs:
"Si le père noël il existe !!!"


[RP] Elynthe, le spectre

23 décembre 2007 14:09 | Courageuse | 0 commentaire

 

Nom: Elynthe
Race: Spectre
Age: Indéterminé
Pouvoirs: Matérielle grâce à un pendentif. Sinon, elle est un spectre pouvant posséder, selon la résistance mentale de l'autre, passer à travers les murs, se rendre invisible, voler, déplacer des objets mais avec énormément de concentration, hanter en somme.
Armes: Son esprit (haha)

Caractère: Changeant. Elle est souvent plutôt calme, réfléchie, presque passive. Elle a toujours été observatrice plutôt qu'active. Elle a souvent la sagesse de l'expérience et une grande tendance à relativiser les choses. Après tout, vu son état, on relativise rapidement.

Physique : Banale. Elle est grande, généreuse. Cheveux coupés courts, comme à sa mort, avec une légère teinte cuivrée. Ses yeux sont marrons mais prennent parfois une étrange teinte noire. Elle est très pâle, ayant du mal à bronzer (sic). Elle est habillée de noir: haut, pantalon, bottes. La seule touche de couleur provient de son long médaillon en argent, une pierre bleue au bout.

Passé: Vous êtes vous déjà demandé d'où vous veniez ? Certainement... Après tout c'est une question qui frôle n'importe quel esprit à un moment donné de son existence. La plupart du temps on parvient à formuler une réponse, qu'elle soit génétique ou culturelle, une réponse qui permet de soulager son être et sa conscience.
Mais avez-vous déjà cherché à vous souvenir de cette réponse ? Cette sinistre impression que l'on vous a volé cette clé si vitale. Enfin... Volée ou subtilisée sans chercher à s'en servir.
C'est un peu le cas des spectres. La plupart du temps cela fait des éons qu'ils parcourent cette Terre. Suffisamment pour qu'ils oublient ce qu'ils étaient avant de devenir "ça"... Oui, "ça", cette créature souvent crainte qui ne peut que regarder les autres vivre avec une pointe de jalousie alors qu'elle ne peut plus goûter à un divin nectar, humer un parfum enivrant, caresser la douceur d'un pelage. Oui, ceux-là, ceux qui ne peuvent plus que voir et entendre. Juste subir, être des témoins impuissants. En un sens je peux comprendre que certains d'entre eux finissent par sombrer dans la folie et "hanter" comme vous le dites.
Vous comprendrez un peu mieux ce que je suis, le sentiment qui m'habite à tout instant. Mais je l’avoue. J'ai dépassé ce stade. Non sans difficultés.
Voyez-vous, je ne sais plus pourquoi je suis dans cet "état". Je ne parviens même plus à voir comment était le monde de mon vivant, qui étaient mes proches. Je ne suis même pas certaine d'avoir été pleurée. La seule chose de mon passé à laquelle mon esprit semble s'être accroché est comment je suis morte. Un assassinat, purement et simplement. Un autre être vivant mettant volontairement fin à la vie d'un autre être vivant, en s'acharnant avec un couteau dans mon cas. Vous ne me verrez certainement jamais torse nue ou en décolleté, sauf si je désire jouer d'épouvante. Mais là n'est pas la question.
Où en étais-je? Oui, cette absence de passé. Etrangement il n'est resté que le caractère et ce que j'ai vu et apprit sous cet état bien peu palpable. Il est certain que j'ai été témoin d'une multitude de choses: du plus simple évènement à l'action entrée dans l'histoire. Quel que soit le monde...
Pourtant, au fur et à mesure, je sentais ce trou noir naître en moi: cette chose dévastatrice qui nous fait passez du simple témoin neutre en esprit frappeur et vengeur, adepte de la possession et faisant tout pour nuire aux vivants. J’avoue que malgré l'inéluctabilité de la chose, je n'avais aucune envie de me transformer en ce genre de monstre à exorciser, comme je n'avais aucune raison de passer de l'autre coté. Appelez cela instinct ou curiosité maladive envers les vivants, cela reste ma dernière préoccupation...
Ce fut une connaissance, vivante je le précise, qui m'apporta la solution. J'avais prit l'habitude d'apparaître à un jeune garçon méprisé de tous, fils d'un bibliothécaire. Contre mes histoires, il me permettait d'en apprendre plus: il tournait les pages des livres pour moi. Par la suite nous eurent de longues discussion et je prenais plaisir à voir son esprit grandir et se fortifier, tout comme son corps. De petit garçon, il devint un grand jeune homme trouvant sa voie dans les arcanes profanes, puis archimage et enfin vieillard, maître d'une école de magie, profondément respecté de tous. Malgré sa réussite, il ne m'oubliait pas, tournant toujours les pages pour moi ou venant soutenir de longs débats. Combien de fois se confiait-il à moi de ses divers problèmes que j'essayais de solutionner au mieux avec lui ? Je dus certainement lui confier ma lente transformation et surtout l'horreur que j'en éprouvais, pourtant je n'en garde pas le souvenir. Ce cher ami, sur son lit de mort, me fit une surprise: un présent, le dernier, le plus précieux.
Durant de longues années il avait étudié comment résoudre mon problème, amassant savoirs, sortilèges, artefacts et puissance. Et lorsqu'il fut prêt il usa de ses dernières forces vitales pour rendre son miracle possible. Il avait enchanté un pendentif, un médaillon, que j'avais avoué admirer pour sa délicatesse et son ingéniosité, il permettait de garder une petite quantité d'un liquide sur soit. Il l'enchanta de telle manière que lorsqu'il était autour de mon cou et que je tournais la pierre en turquoise, et uniquement à ce moment-là, je puisse devenir matérielle et recouvrir l'utilisation de tous mes 5 sens. Bien entendu il fit aussi en sorte que je puisse le manipuler alors que j'étais intangible puisqu'il le devenait aussi...
Certes, je n'en suis pas vivante pour autant, je ne respire plus, je ne saigne plus, mon coeur ne bat plus. Mais je sens que le trou noir naissant a finit par se résorber, sentant que je n'étais plus prête à basculer et à me perdre. Grâce à Lui.
Cet ami est mort depuis des années, préférant passer de l'autre coté. Mais je continue à exister comme je le faisais avant, en son honneur, pour ne pas trahir ce présent.
Et qui sait? Je pourrai toujours me rendre utile?